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MUSE - Black Holes And Revelations
/ paru le 04-08-2006 /

« Absolution », le dernier album de Muse, était de grande qualité et a même plu aux Américains, ce qui n’était pas le cas des précédents. Dans ces conditions, il est souvent difficile de faire mieux. Le groupe de Matthew Bellamy (guitare, chant), Dominic Howard (batterie) et Chris Wolstenholme (basse) a décidé de modifier sa façon de travailler et semble être à la croisée des chemins. Au début en tout cas, l’album semble manquer d’une unité de vue et d’une direction bien précise. La métaphore des trous noirs est pourtant mise en avant pour combler cette lacune mais ce n’est pas une réussite totale. C’est sur le plan des mélodies que le bât blesse car parfois, en fonction du sujet, Matthew Bellamy semble avoir privilégié le fond au détriment de la forme.

Energique à souhait, porté par une section rythmique groovy,« Take A Bow » débute sur un rythme échevelé et un déluge de cordes et de claviers. Sur un ton de révolte qui va crescendo, on y parle de corruption, de méfaits commis et d’expiation dans le feu de l’enfer mais la suite n’est pas du même tonneau et semble hésiter sur la direction à prendre. Plus conforme à ce que faisait le groupe précédemment, plus apaisé, « Starlight » est de facture classique. On y traite d’un départ loin de ceux qui se souviennent et on envisage la solution de l’évasion par l’amour. Hautement symbolique, « Supermassive Black Hole » est plus accessible et accrocheur et semble marquer une pause mais il définit clairement les limites de l’amour. Combien de temps va-t-il durer ? Où veut-on en venir ? L’inspiration classique, la musique traditionnelle italienne, le choc des cultures, semblent avoir influencé Matthew Bellamy mais cela ne semble pas encore parfaitement digéré.

Le morceau suivant, « Map Of The Problematique », bien qu’un peu emphatique, est un très bon titre qui traite de la solitude et de l’incompréhension mutuelle mais dans l’ensemble, il n’y a pas de titre phare pour susciter l’intérêt au sujet de cet album, qui, loin d’être mauvais, semble se débattre dans un dilemme. Finalement, c’est le morceau le plus doux, le plus intimiste et le plus mélancolique, « Soldier’s Poem », qui emporte les suffrages sur cet opus qui se veut différent des précédents. On y parle de mort inutile pour une cause qui n’existe pas. Il n’y a pas de justice dans le monde et il n’y en a jamais eu. On peut même ajouter qu’il n’y en aura jamais. Sur le plan de la forme, en raison des harmonies vocales brillantes, on ne peut s’empêcher de penser au Queen de Freddie Mercury. Magnifique !

Introduit par des sonorités éthérées et tourmentées, rythmé par des tambours, allant crescendo vers un paroxysme sonore, « Invincible » parle d’un combat guidé par ses propres convictions et de l’union qui fait la force dans la résistance, seule alternative à la situation actuelle. C’est impératif : nous devons nous réveiller, il est grand temps ! Très heavy, « Assassin » est dans cette optique, un adjuvant de choix : ça décoiffe. Par rapport à ce que le groupe a fait jusque maintenant, c’est un changement important, dans la forme en tout cas. C’est la guerre et les dirigeants qui sont mis en cause de façon explicite et on y parle de démolir la « démonocratie », néologisme on ne peut plus pertinent pour qualifier la situation actuelle, et pas seulement au Royaume-Uni. Cette caricature de la démocratie risque de nous jouer de vilains tours dans le futur si nous n’y prenons garde.

Martial, le rythme martelé de « Exo-Politics » met l’accent sur l’attente d’un signal donné par les autorités pour indiquer la prise en compte des desiderata de la population. Mais ce signal ne vient pas et il ne faut compter que sur soi-même. C’est l’heure de la prise de conscience. Dans un autre déluge de cordes, sur un rythme arabisant mais aussi avec des cuivres chatoyants à la fin, « City Of Delusion » parle de destruction du monopole du pouvoir. Son intransigeance servira de justification à l’action. Beaucoup plus latin dans la forme, « Hoodoo » calme le jeu comme pour entamer la réflexion. Ce morceau a des relents de « dolce vita » au début mais vire vers le dramatique par après. Etre aimé pour ce que l’on est en n’essayant pas de bluffer en est le thème. Très énergique, « Knights Of Cydonia » est aussi plus inquiétant. Nous devons nous battre ensemble sans délai non seulement pour nos droits mais surtout pour notre survie.

Plaidoyer contre la guerre et le conflit en général, cet album ambitieux est plus fondamentalement une remise en cause du pouvoir quand il ne tient plus compte des aspirations des gens, obligés de se révolter et de prendre en main leur propre destin. Eminemment politique, cet album évoque un Green Day à l’anglaise mais c’est dommage pour Muse, « American Idiot » est venu bien avant … Sur le plan musical, c’est un album guidé par la rythmique, qui mélange les genres, avec une production étoffée. C’est néanmoins, quand on se penche sur les textes, un album plus cohérent et profond qu’il n’y paraît. Reste à voir si la majorité du public habituel des adeptes du groupe, essentiellement des ados, s’en soucie vraiment.

MM
Pays: GB
Warner 25646 3509-2 / HEL3002CDX
Sortie: 2006/07/03


Lu: 3985
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VOS COMMENTAIRES

Charlie
le 16/08/2006 | mon évaluation:
Déception à l'écoute de cet album. En général, je reste avec une conviction d'arrangements trop lourds au détriment de certaines mélodies qui méritaient un raffinement, une simplicité sonore...
duke
le 03/09/2006 | mon évaluation:
perso, je n'aimais pas du tout Muse. Mais là, avec "Black Holes..." force est de constater que ce groupe maitrise son sujet. Il y a sur cet album un travail incroyable sur le son (quel son!) et au niveau composition, il se dégage un équilibre assez miraculeux entre la grandiloquence (souvent pénible sur leurs anciens disques) et une certaine forme de minimalisme. Bref,pour moi, c'est une belle surprise, et un grand disque.

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